mercredi 20 mai 2015

Texte De Bertand Charles , critique d'art

 L'exposition Errance possède l'ambivalence de son titre :
légèreté de la flânerie, c'est aussi la quête du chemin perdu voire la perte même. Au travers d'une écriture maîtrisée, de gestes calculés ou de hasards bien sentis, les six enseignants plasticiens réfléchissent au mouvement généré par l'errance et s'en emparent.

La quête de liberté est d'une certaine manière le point de départ de
l’œuvre de Gwenola Saillard Calvez.
La modeste barque bleue porte, marquée au fer, la liste des dates, nombres et lieux correspondants aux migrants disparus en mer depuis 2000 aux portes de l'Europe. Ce n'est pas un constat chiffré sensationnel qui sauterait aux yeux mais une retranscription laconique qui incite à une lecture lente pour appréhender une réalité tragique.
Cette barque est un mémorial qui porte un titre d'un cynisme déroutant :
Liberté 302, le nom d'un bateau chargé de migrants qui a fait
naufrage. L'errance n'a pas le même goût pour tout le
monde.


Bertrand Charles


bertrandcharles.blogspot.fr

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