mercredi 20 mai 2015

Article de presse

La vie d'artiste des enseignants d'art graphique

 

Photos, BD, illustrations... Intitulée Errance, geste et écriture, une exposition dévoile, à partir d'aujourd'hui, les travaux de six professeurs de la Maison des Arts.


En exclusivité, les enseignants en arts plastiques de la Maison des Arts (MDA) dévoilent leurs talents personnels de plasticiens. Entre dessins, bandes dessinées, illustrations, photographies, installations en volume, ils invitent à la découverte de leurs créations et de leurs recherches créatives, autour du geste et de l'écriture, dans le cadre d'une exposition commune, intitulée Errance, geste et écriture.
« Leurs oeuvres, ainsi présentées, sont le témoignage des convictions, des inspirations et des choix de chacun ainsi que de la variété des personnalités et des univers personnels se manifestant à travers leurs créations, mettant en relief leur sensibilité propre », se réjouissent les organisateurs de la MDA.
Emmanuel Billeaud. Diplômé de l'école des Beaux-Arts de Nantes, il enseigne les arts plastiques et officie depuis quinze ans dans cette pratique à Saint-Herblain. Oscillant entre le monde de l'image artisanale et celui de l'image numérique, c'est toute la mécanique, la fabrique de l'image qui l'intéresse. Ainsi, son travail a pu se décliner de la gravure à la production de programmes informatiques en investissant ce champ de l'image.
Cécile Guieu. Enseignante à la MDA, elle intervient aussi en milieu scolaire. Elle est également engagée dans l'association Mix'Art, qui promeut la pratique artistique, tout particulièrement dans les quartiers, en milieu carcéral et dans les institutions spécialisées. Son travail s'attache au contenant comme enveloppe d'un contenu à projeter et à imaginer par le spectateur, ce dernier devenant acteur du lieu.
Laure Del Pino. Auteur de BD, elle vit et travaille à Treffieux. Au milieu des années 80, elle se passionne pour le cinéma, la photo et le rock'n'roll. Pour autant, c'est avec la bande dessinée qu'elle découvre de nouvelles perspectives et, en 1991, elle fonde la revue Brulos Le Zarzi avec Olivier Josso-Hamel. Récemment, elle s'est lancée dans un projet s'articulant autour de la place des femmes dans la société, la famille, l'art et la BD en particulier.
Sabine Moore. Après une enfance aux États-Unis, elle suit des études de graphisme avant d'intégrer une école d'art en Angleterre, puis en France. Partageant son temps entre création et enseignement, elle entreprend une démarche expérimentale dans l'illustration, tout en s'essayant à la sculpture. Carnet en mains, elle croque ses contemporains, les bistrots devenant pour elle un décor de prédilection dans l'exercice de la caricature.
Laureen Dupuis. Après les Beaux-Arts de Nantes, elle participe à plusieurs expositions. La notation se compose de lignes, le texte devient comme un paysage à découvrir. Les fils s'entremêlent, une maille apparaît, puis deux, puis trois, un relief... C'est un paysage qui se transforme pendant qu'on l'arpente, la main manipulant délicatement le précieux ouvrage. Elle est assistante des enseignants en arts plastiques auprès du jeune public à la MDA.
Gwenola Saillard-Calvez. Diplômée des Beaux-arts de Lorient, elle a travaillé à la Royal Academy of Art à Londres pendant deux ans. De retour, elle crée le festival FACE avec l'association Espace commun, dans les églises et sur l'eau, en Eure-et-Loir. Elle est enseignante à la MDA, coordinatrice du département arts plastiques. Elle travaille sur la limite entre deux états opposés : le mouvement dans l'air et l'immobilité, la préservation et la destruction, l'intérieur et l'extérieur, recomposant avec des matières décomposées, recycle et évoque la fragilité et la vulnérabilité du monde.

Du 7 au 27 mai, exposition. Vernissage ce mercredi 6 mai, à 19 h. Maison des Arts, 26, rue de Saint-Nazaire, 02 28 25 25 80, entrée libre.

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