Articles

FESTIVAL ARTS A LA POINTE, juillet et Aout 2016 , ENSEMBLE

Image
J’ai toujours travaillé autour de l’Homme, sur sa manière d’être dans le monde et d’être avec les autres. Cette notion de perte d’identité,de non-identité et de déshumanisation d’un peuple est au centre de mon travail depuis mes études aux Beaux Arts. C’est pourquoi le thème ensemble entre en résonance avec mes recherches. Pouvons-nous vraiment l’être ? Les exodes actuelles nous prouvent que cette question reste difficile, la peur de l’autre reste un sujet récurrent dans l’histoire de l’humanité. Le nombre de murs construit, le contrôle des frontières, toutes ses barrières qui empêchent «l’autre» nous questionnent sur notre devenir. Liberté 302 est un travail commencé en 2014 sur les naufrages en méditerranée et qui tend à redonner une place aux morts anonymes sous formes d’un mémorial, tout en interpellant le regardeur sur sa position face à ces drames. Ce mémorial n’est  pas figé et évolue au rythme macabre des naufrages. Les dates s’échappent de ...

Texte De Bertand Charles , critique d'art

 L'exposition Errance possède l'ambivalence de son titre : légèreté de la flânerie, c'est aussi la quête du chemin perdu voire la perte même. Au travers d'une écriture maîtrisée, de gestes calculés ou de hasards bien sentis, les six enseignants plasticiens réfléchissent au mouvement généré par l'errance et s'en emparent. La quête de liberté est d'une certaine manière le point de départ de l’œuvre de Gwenola Saillard Calvez. La modeste barque bleue porte, marquée au fer, la liste des dates, nombres et lieux correspondants aux migrants disparus en mer depuis 2000 aux portes de l'Europe. Ce n'est pas un constat chiffré sensationnel qui sauterait aux yeux mais une retranscription laconique qui incite à une lecture lente pour appréhender une réalité tragique. Cette barque est un mémorial qui porte un titre d'un cynisme déroutant : Liberté 302, le nom d'un bateau chargé de migrants qui a fait naufrage. L'errance n'a pas le même goût...

Vue de l'exposition ERRANCE, MAI 2015

Image

Article de presse

Image
La vie d'artiste des enseignants d'art graphique Saint-Herblain - 06 Mai   Cécile Guieux, Gwenola Saillard-Calvez, Sabine Moore, Emmanuel Billeaud, Laure Del Pino. Profs, oui, mais artistes avant tout ! |  Photos, BD, illustrations... Intitulée Errance, geste et écriture, une exposition dévoile, à partir d'aujourd'hui, les travaux de six professeurs de la Maison des Arts. En exclusivité, les enseignants en arts plastiques de la Maison des Arts (MDA) dévoilent leurs talents personnels de plasticiens. Entre dessins, bandes dessinées, illustrations, photographies, installations en volume, ils invitent à la découverte de leurs créations et de leurs recherches créatives, autour du geste et ...

exposition ERRANCE, Galerie de la Maison des Arts, Saint-Herblain

Image
  Un artiste n'est pas isolé du contexte socio-politique qui l'environne. Sa démarche de plasticienne est en soi un engagement, un commentaire critique sur le monde. Que se soit avec l’installation we don't do body count , en 2006 autour des morts invisibles pendant la guerre en Irak, avec l'empire de la honte d'après le livre de Jean Ziegler en 2011 ou Uitate-La -Mine/ je te vois en 2014 d’après le texte de Michel Agier campement Urbain, je poursuis cette réflexion sur la mise au ban d’une population, d'un groupe et sur la déshumanisation. “ Il y a le monde, et il y a les indésirables au monde” Michel Agier « Liberté 302 » Barque en bois, posée à l'envers sur le sol et dont le dessous est pyrogravé. Une liste de dates, nombres et lieux correspondant aux migrants morts en mer entre 2014 et 2000. Plus de 19000 réfugiés sont "morts aux frontières" de l'Europe depuis 1988. Cette barque est un mémorial. « Comme re...
  Cécile Guieu campe avec la Boîte en valise (Anne Guillois, Loïc Salaün, Gwenola Saillard-Calvez, Matthias Saillard) Campement / déplacement - work in progress du 2 au 28 mai 2014 Quand 5 artistes se déplacent à l'Atelier Alain Lebras pendant un mois, c'est pour inviter le spectateur à vivre l'expérience d u processus de création. Ici l'œuvre n'est pas finie, elle est « in progress ». Ce que je vois aujourd'hui sera autrement demain, une invite à se déplacer à nouveau. Le Parcours d' Anne Guillois enferme des objets non pour les soustraire à la vue mais pour les mettre en évidence. Plusieurs cages d'acier galvanisé offrent à la vue leur secrets comme si Anne Guillois « enfermait » pour mieux réveler quelquechose d'elle-même : ainsi ce long parcours géographique matérialisé par autant d'adresses différentes sur les courriers qu'elle a reçus. Au spectateur de rentrer dans l'intimité d'une vie et de discerner sous...

UITA-TE LA MINE/ JE TE VOIS , atelier Alain Le Bras mai 2014

Image
 ( cliquer sur les images pour les agrandir) Résidence à l’atelier Alain Le Bras autour du déplacement /campement . Installation "UITA-TE LA MINE /JE TE VOIS d'après un texte de Michel Agier "campement urbain" À la naissance de tout ghetto il y a un refuge. Lieu d'une mise à l'écart, d'un abri dans un contexte hostile, il devient le nom d'une communauté de survie, dont l'avenir dépendra de sa relation aux autres et à l'État. En attendant, aux yeux de l'anthropologue, l'habitant du camp, du campement ou du ghetto édifie, dans cet écart, sa part d'un monde commun qui est encore largement à faire ; et il montre ainsi l'universalité des histoires de reconstruction de soi et des lieux. Le maintenir enfermé dans son refuge originel, c'est nous enfermer nous-mêmes. L'ouvrir c'est nous sauver tous. ...